08.09.2011
le théâtre ... de la vie!
Le théâtre, parfois c'est mieux pour dire certaines choses!
voici un extrait de la pièce que je viens de peaufiner sur les rapports homme femme "des ronces et des épines"extrait des ronces.pdf
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14.06.2010
Perception de Moi et du Monde....
« ...Je ne puis comprendre la fonction du corps vivant qu'en l'accomplissant moi-même dans la mesure où je suis un corps qui se lève vers le monde » Maurice Merleau Ponty in "phénomènologie de la perception"
Ca y est j'ai récupéré la maîtrise de mon appareil perceptivo sensoriel.. ! Ca va beaucoup mieux. Je me sens comme Neuve !
Je me suis longtemps laissée bombarder de partitions déjà toutes écrites par d'autres , des Autres Vachement Bien, des Héros, des Empereurs des Savants des Chanteurs ou des Traverseurs d'océan sur canot pneumatic... bref des Mieux que moi, et c'était un peu comme si on m'avait confisqué les moyens de produire moi-même ma conscience.
Du coup je me sentais floue, mal définie et de plus en plus en colère, car malgré tout j'avais conscience de ne pas avoir suffisemment de conscience...
Mais, me questionnerez vous avec vivacité et pertinence, qui peut bien se rendre coupable d'une telle confiscation, véritable crime contre mon humanité ? Désignez-nous le responsable que nous puissions le détrôner avant de , dans le désordre, l'étêter, l'électrocuter, le pendre, le lapider, l'émembrer, le crucifier et le défenestrer.
....euh....
Vous tenez vraiment à ce que je vous révèle ce que je viens de découvrir?
C'est-à-dire que ça n'est pas très facile à entendre, alors à formuler, c'est encore plus délicat...
Moi. Nous .
Nous-mêmes nous rendons coupables de toutes sortes de crimes contre notre propre humanité, je sais cela paraît incroyable, ça n'est possible en fait que parce que nous ne ressentons plus rien : nous avons vendu nos corps il y a longtemps à tous ces Autres Vachement Bien dont je parlais plus haut et qui eux-mêmes sous traitent leur fonctionnement corporel auprès d'Autre Vachement Mieux.....
Nous avons tous abdiqué et maintenant sans corps nous sommes.... !
C'est-à-dire sans possibilité de percevoir, de ressentir !
Or sans la merde l'urine et le sang, pas de jouissance, pas de sensualité pas de volupté ... donc pas de nirvana non plus ! Autant dire rien. Nada. Le néant. Le calme plat. Le Vide. A part quelques objets, de l'éphémère et des apparence, du trompe l'œil quoi...Ca fait pas un humain ça. Pas suffisant.
Comment cela on nous a sucré nos corps, hurlez vous soudain éperdus, n'importe quoi, elle dit n'importe quoi : y en a que pour eux, (nos corps) crème de beauté par ci, prothèse par là, pilule et massages en tous genres.
C'est une façon de parler ... Nos corps sont toujours là, bien que vendus et revendus. Ce qu'on nous a « sucré » c'est la connexion interne entre nous et nous-mêmes, notre conscience corporelle..... Nous reste une apparence, une coquille vide, une surface bien pratique pour y graver les injonctions consuméristes de notre bel aujourd'hui.
Ah ! Je vous l'avais dit c'est délicat à formuler. Surtout restez patient ouvert et disponible, hein !
Mais quand même pourquoi s'essorer le cerveau par ces grandes chaleurs ?
Aîe LouLou ne fais pas l'andouille, rentre moi ces griffes immédiatement.
Je vous présente donc LouLou . Mon Chat Chéri. C'est lui, par sa curiosité bienveillante et sa manière bien à lui de poser les questions qui m'a déjà bien aidé à décrypter le Monde inscrit en moi. Bon ma fille aussi m'a pas mal aidée avant lui. Maintenant elle est adolescente.
Je m'entends mieux avec LouLou.
D'accord, il y a aussi, Socrate, Spinoza, Descartes, Kant Hégel, Teilhard de Chardin, Husserl, Kierkegaard, Sartre, Simone de Beauvoir, Anna Arendt, Jean Marie Brohm, Boris Cyrulnik,Antonio Damasio, Hubert Reeves, Trinh Xuan Tuan....Leurs manières à eux tous de poser des questions est pas mal aussi, rien à voir avec LouLou, cependant j'ose dire qu' il leur manque certaine connexion charnelle avec eux-mêmes qui leur éviterait de tourner en rond dans des pensées de plus en plus abstraites qui faillissent en fin de compte à déboucher sur un vrai changement ! Penser des idées, théoriser des pensées bel exercice neuronal, mais ça ne vaut rien pour transformer le cambouis en jus de bonheur si on y met pas les mains !
Et la pierre philosophale de l'humain c'est tout de même ça : transformer la merde en pétrole ! Tiens, ça me rappelle quelque chose.. ah ! oui la nature le fait, elle... Ben reste plus qu'à observer comment elle fait et s'en inspirer....?
Et ça sert à rien de « déléguer » : car mettre les penseurs à penser ici et les manuels à agir là bas, revient à couper la connexion entre les deux. Les mains d'un côté et le cerveau de l'autre, la France d'en bas coupée de la France d'en haut, le corps séparé de l'esprit... rajoutez à cela mépris de l'un vis à vis de l'autre et faites la somme de tous ces mépris : vous aboutissez à la négation de l'instinct, ce truc qui nous branche direct avec la Nature et l'Autre sans passer par l'imagerie sémantique .
Car c'est de cela je le répète dont nous avons le plus besoin nous reconnecter à la chair du Monde, pour apprendre à féconder la matière, c'est-à-dire CREER.
Moi, on m'a ouvert les yeux un beau jour (c'était peut-être une nuit ?) alors que j'étais étudiante en ce qu'on nomme aujourd'hui sciences et techniques des activités physiques et sportives.
Je ne comprenais pas comment il était possible de supporter de se martyriser en souriant et que cela devienne la norme sous forme de dictats délicieusement planqués derrière un tas de maximes et proverbes avec quelques en-tête particulier pour les femmes : « faut souffrir pour être belle », « sois belle et tais toi »....
Moi j'avais pas envie de me taire encore moins de souffrir et je voulais être belle quand même ! j'avais besoin de comprendre surtout en quoi le fait d'être bien dans sa peau nécessitait la souffrance....et en quoi utiliser ce qui nous est spécifiquement spécifique, je veux parler du Verbe, serait incompatible avec la « beauté » ?
Bref, j'avais soudain vachement de pain sur la planche côté recherches questionnement rencontres lectures...
J'ai cité ma fille et mon chat, mais il y a eu aussi des amants divers et variés qui m'ont aidée à élargir considérablement ma palette de perceptions. J'ai mis le temps, à cause de la culpabilité de ne pas « être » animée des mêmes instincts de mariage que mes autres congénères, mais une fois acceptée l'idée d'être hors norme et vivante quand même, surtout et y compris avec les hommes, tout a été très vite. (enfin relativement vite...parce qu'en réalité, je peux vous l'avouer ça m'a paru long..)
Du coup les pages centrales de la Phénoménologie de la Perception m'apparaissent brutalement d'une somptueuse clarté.... je redécouvre ce pavé de Merleau Ponty avec stupeur : il y a là en germe des clefs du mystère humain.... Trop tôt, mal dit, ou trop bien dit plutôt, car comme Bachelard son contemporain, Merleau Ponty est un philosophe de la poésie qui sait aussi poétiser sa pensée... Sauf que ce type de communication raffinée (philosophie plus poésie.. ) n'avait que peu de chance d'atteindre les conscience encore trop primitives de ses contemporains
Ce qui explique qu'....à part une explosion salvatrice en Mai 68 , les merveilleuses pages de la phénoménologie de la perception n'ont pas permis d'éviter la mouise dans laquelle nous commençons sérieusement à émietter le sens de nos existences....
« ...Tu loges dans ton acte même ... ton acte c'est toi.. tu t'échanges.. ta signification se montre éblouissante . c'est ton devoir c'est ta haine , c'est ta fidélité c'est ton invention ...L'Homme n'est qu'un noeud de relations , les relations comptent seules pour l'homme. »
A. de Saint Exupéry
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12.07.2009
Et une société version humaine ça existe ?
ECOLOGIE HUMAINE
dialogues avec mon chat Opus 1
Un beau jour… (c’était peut-être une nuit… ) l’humain apparaît sur terre … avec une tête deux bras deux jambes . Et plus de poils ou presque ......
On ne sait toujours pas comment il est apparu ni pourquoi, bien qu’on se prenne la tête là dessus comme des malades depuis le début des Temps, mais je constate juste un truc moi, Loulou , c’est que ne pas savoir où l’humain pouvait bien se balader avant d’arriver sur Terre ne nous empêche aucunement de discuter tous les deux ici et maintenant…. ! et l’humain pour le coup je connais, j’en suis, et je peux confirmer qu’en effet ne pas savoir où j’étais avant de surgir de la conjonction d’un ovule et d’un spermatozoide ne m’empêche pas de vivre ni de réfléchir . Poursuivons donc , en laissant de côté la question de l’origine, on y reviendra plus tard. Tiens je vais ouvrir une boite spéciale.
On peut donc dire que le CORPS humain , tête bras jambes, tronc, enfin tout ce que la peau délimite , est la manifestation visible et concrète du phénomène humain , ou du concept signifié par les deux syllabes HU-MAIN ! Tu me suis jusque là ?
OK . Donc un beau jour l’humain arrive avec pour tout bagage visible, ses dents ses ongles et son sexe ! ben oui c’est tout, et rien entre les dents, le couteau il a fallu qu’il l’invente, et le mot qui va avec par la même occasion.
En revanche dans le domaine de l’invisible, il avait un bagage terrible… , un truc super organisé qui allait lui permettre de se fabriquer tout ce dont il pourrait avoir besoin, et même plus encore , sauf qu’il ne savait pas qu’il avait ce truc là !
Il lui fallait en plus en prendre conscience !
et là regarde moi mieux que ça LouLou, je viens de te résumer toute l’incongruité de la condition humaine, à son arrivée : Avoir et ne pas Savoir que tu as !
Incongru certes mais aussi diablement excitant … que cette prise de "peau"! T' imagines : une explosion te propulse dans un Monde dont tu dois à la fois découvrir et fabriquer les contours, simultanément je veux dire! chouette mais ça fout les jetons hein!!
Bon. Alors on nous a peut-être demandé, pour faire passer la pilule, (ou les jetons ouiiii, Loulou, si tu me griffes à chaque fois que tu ne piges pas ... j'arrête tout hein !) on nous a peut-être demandé disais-je, de choisir un truc, un seul, genre fais un voeu tu vois? Bon. Qu’est ce que tu demanderais toi ? de la ficelle, une lampe de poche un Opinel pour couper tes croquettes au saumon fumé ?
Mais non, voyons, grand couillon, si on te pose la question avant que tu ne partes , avant que tu ne t'incarnes donc, tu ne sais rien de tout ça , pas un traitre mot, enfin Loulou, faut suivre !! C'est moi qui vais te griffer maintenant .
Réfléchis: les trucs que tu n'as pas vécus, tu ne les connais pas, et ce que tu ne connais pas forcément tu ne peux pas le demander…! Et même si tu avais pu les demander, j'attire ton attention sur le fait qu' en demandant un truc précis, tes croquettes au saumon fumé par exemple, ben tu te condamnes à passer ta vie terrestre avec les mêmes croquettes, donc tu limites ton aventure avant même de l'avoir commencée, aventure limitée à ce que tu connais déjà: pas de déconvenues certes mais plus de bonnes surprises à attendre non plus…
Je veux pas te mettre les boules, pardon LouLou , c’est vrai je te les ai fait couper, mais nous les humains à la question "de quoi t’as besoin avant de débarquer sur Terre" nous avons répondu un truc super bien plus malin que tes croquettes : nous souhaiterions quelque chose qui nous permette de fabriquer très vite tous les outils pour survivre en toutes circonstances, ici, maintenant, ailleurs, partout et à jamais.
une Baguette Magique en quelque sorte.... … Et bien on l’a eue !!!!
Donc , là quelque part sous la boite crânienne , nous avons une baguette magique , enfin si je veux être précise je dois te dire que nous avons ce qu’il faut pour la fabriquer, c’est une baguette magique en kit si tu préfères . Or un truc qui nous permette de fabriquer tout ce qu’on veut et même ce qu’on ne veut pas (mais on verra ce dysfonctionnement plus tard) et bien ce truc les humains l’ont identifié et nommé : capacité créatrice !
L’humain est un créateur!
Mais oui, toi aussi chéri ne m’envoie pas des éclairs avec tes yeux jaunes zébrés, toi aussi tu crées mais pas dans la même mesure…. et puis zut ! LouLou on a dit au début .. qu’on révisait l’humain, l’animal oon verra après je mets donc de côté la question de l'Animalité, tiens, dans la même boite que les questions d’Origine .
Et je poursuis …
Le truc pervers, parce qu’il y a un truc pervers, et là ça va te plaire je le sens, c’est qu’ il nous est difficile d’identifier nos capacités créatrices en dehors de leur mise en jeu effective : si on ne les trouve pas (encore faut il se décider à les chercher .. ) on ne peut pas les mettre en jeu, et pourtant c’est leur mise en jeu qui nous permet de les « trouver »……… !
Elles sont planquées quelque part en nous ces capacités, dans les plis de notre cortex peut–être, dans la glande pinéale, dans les reins le foie, que sais-je, tu vois le problème, la Créativité ne nous a pas laissé l’adresse de son siège social !
Et en plus ça n’est pas un objet ni une chose , comme je l’ai assez bêtement laissé entendre en parlant de Baguette Magique, pardon mon LouLou, oui je sais t’es largué déjà.. mais ne renonce pas , je t’en supplie.
Je disais donc : ça n’est pas du tout un objet, c’est un processus , un phénomène quoi , un mécanisme à activer si tu préfères. Et là on retombe de nouveau sur toute l’horrible splendeur de la condition humaine : trouver quelque chose dont on ne sait rien, ni à quoi il ressemble ni même où commencer à le chercher ! quelle angoisse hein !
T’es content d’être un chat non ?
Alors .. maintenant tu as le droit de poser ta question : pourquoi sommes nous , les humains, dans une pareille merde , si longtemps après notre arrivée ici avec un si extraordinaire processus de Baguette Magique en notre possession ??
Ben…ouais là j’en conviens, je ne suis plus aussi fière et je te demande humblement pardon de m’être moquée de ta réponse en forme de croquettes… . La vérité c’est que nous sommes encore au stade du crétinisme avancé ! Mais j’ai bon espoir.
En gros collectivement sans faire le détail donc, nous sommes des crétins parce que nous n’avons jamais compris, pour la plupart, que ce processus fallait le chercher NOUS-MEMES!!
... Quand je te disais que nous ne savions rien , c'tait pas de la blague. Rien néant que dalle nada ! Au début en tous cas. Parce que aujourd'hui ... on en sait plus, je dirais même : on sait presque l'essentiel.... Donc y a plus d'excuses ? T'as raison Loulou sauf que maintenant on s'est empoussièré le cerveau, et qu'on a plus de plumeaux, on les a jeté dans l'allégresse générale le jour de la découverte des forêts électriques d’aspirateurs, lave vaisselle, bagnoles et autres joyeux robots …
Nous allons nous en sortir, il n’y pas de raison.. !
En fait si , il y a une raison pour laquelle on s’est trompé , c’est la Raison justement…on a cru qu’on était des êtres raisonnables point. Alors qu’on est mieux que ça, beaucoup plus que cela , plus large plus grand, tellement qu’il n’y a pas de mots encore inventé !
Et maintenant que nous le savons que nous avons des capacités créatrices nous allons pouvoir les activer en les utilisant, certes non seulement faut se bouger le derrière mais en plus faut se grouiller...Mais si on s’y mettait tous ENSEMBLE , ça pourrait accélérer le processus! non?
Loulouuuu!!????? Ben voilà. Il est parti.
23:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humain, créativité, conscience, animal, corps
22.03.2009
Hommage à Edgar et à la complexité du monde
cher Edgar ,
…je ne comprend pas pourquoi vos mots vos descriptions vos explications n’ont pas fait sens plus tôt dans mon univers, je m’en nourris à présent pour tenter de les transmuter en actes-systèmes afin de faire advenir d’autres Etre-ensemble-au-monde que celui dans lequel nous nous étions fourvoyés !
C’est une trop belle sensation que celle que procure le surgissement du sens dans la conscience corporelle j’ai envie de la faire partager… pour l’élargir en moi..
En un mot Edgar je vous aime !
Naivement sans doute mais je m’en fiche, à force de laisser féconder mes lectures par mes expériences je crois possible aujourd’hui de faire quelque chose pour les Autres et le Monde en crise .. J’entre en posture de « formatrice » (faut bien vivre ) après avoir pas mal déroulé les tenants et aboutissants de la posture d’éducatrice , en fac, dans la rue et à mon domicile et sur scène ou en studio. . Je suis mon propre terrain d’essai, je questionne et me répond quand je suis en état de me discerner en plein, car la vie me dessine plus souvent en creux : je suis intermittente.
Au bout du tunnel, la seule lueur qui brille me vient .. de ma corporéité première… mon tissu de chair et d’esprit mélé .. de mon corps/esprit.
Corps/esprit par ce que nous n'avons toujours pas de mot pour désigner ce que nous serions devenus si nous avions intégré , au lieu de la coupure entre les deux , leur fusion..
Voilà ce qui m’intéresse dorénavant , jouer ma partition sensuelle dans l'avènement d'une conscience élargie et nouvelle du corps / monde ..
La pensée étant créatrice , le réel n’existant pour nous que par l’intermédiaire de représentations surgissant (telles des hologrammes ?) de nos plis cérébraux, cela fait de notre corps une sorte de modèle unique de façonnage du Réel.
En révisant mes cours d'anatomie physiologie au " grand angle" je m'aperçois que nous sommes équipés biologiquement précisément pour nous fabriquer en même temps que le Monde .... nous naissons totalement "in-finis" et par conséquent nous nous finissons individuellement en même temps que nous élaborons collectivement notre environnement ... en boucle et ainsi de suite jusqu’à … ce que la tête nous tourne..
Nos sens ne maturent en effet que dans l’utilisation que nous faisons d’eux , et simultanément le cerveau se raffine à force de traiter des informations sensorielles multiples diverses et variées. C'est la cuisine de la pensée.
Autrement dit notre existence est subordonnée à l’utilisation que nous faisons de nous mêmes !
Ah! et qui sommes nous…. au-delà de la cuisine biologique ?
…Cette seule question pourrait ramener l’équation de la complexité à notre capacité à discerner … à identifier , à appréhender !!
Pour résoudre l’équation de la complexité il faut se placer là où elle est née, dans nos propres chairs , dans l'intimité vibrante de nos corps... LE CORPS pour définir et transformer simultanément le monde . Ce monde que nous incorporons tout d'abord.... les sons extérieurs font vibrer nos tympans sur la même longueur d'onde, nos mains s’arrondissent pour appréhender la courbure de l’objet touché, notre tonus postural se modèle sur celui de notre interlocuteur, le son l’objet l’Autre entrent ainsi en nous et nous voilà seuls responsable ensuite de ce que nous faisons individuellement et collectivement de toutes ces informations traduites en impulsions électrochimiques.
Qu’en faisons nous d’ailleurs ? des images mentales, pas forcément modélisées d’après le visuel d’ailleurs, des représentations en tous cas qui, seule certitude cependant , sans nos sens n’auraient aucune consistance…
Nous sommes des Transformateurs.
Je sais . c’était mieux avant . avant la complexité surgissante . suffisait de savoir compter quand on était fort on pouvait compter sur beaucoup de sous, d’appuis, de valeurs, de copains, quand on était pas forts, c’était pile l’inverse, peu de sous de copains de valeurs. Mais avant personne n’allait vous faire chier pour vous demander de redéfinir vos critères de définition eux-mêmes
Maintenant que tout pête en commençant par le plus visible: les sous, la finance, les banques… il se fait jour une période de chaos total, une période propice au renversement des évidences préjugés valeurs établies, bref, c’est nettoyage de printemps… Mais par quoi commencer ?
d’habitude on se prend la tête pour réfléchir sur ce qu’on garde et ce qu’on jette, aujourd’hui il faut réfléchir aussi au bien fondé de la question elle-même : garder et jeter en même temps, une voie qui serait tierce ? On ne saurait encore l'imaginer !! ni garder ni jeter tout en gardant ce que l’on jette sans jeter un regard à ce que l’on perd en jetant Dieu qui nous garde…
Je sais . En général là on me salue poliment .
Alors je retourne lire Edgar Morin pour me reconstituer et poursuivre le chantier gigantesque de l’expérimentation personnelle au service de la transformation du monde .
00:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2009
Ecologie corporelle......!
Le Corps et le regard des autres
À partir d’une certaine durée de station debout immobile, avec un sac à dos contenant l’agenda d’une chômeuse moyenne, soit un poids de trois kilos minimum , les forces gravitationnelles s’exerçant sur les lombaires commencent à aplatir sérieusement les disques intervertébraux…Pas de problèmes, vous me direz , ils sont conçus pour non ? Certes à condition que le facteur temps ne s'en mêle point!
La durée ajoutée à la force de pression finit par faire naître un dommage … reste plus qu'à alléger le poids porté ou changer le point d’appui des forces endommageantes…
Comment sait on à quel moment la durée mélangée à la pression devient endommageante ?
Le corps est équipé d’alarmes en tout genre : la douleur dans la zone où se trouve le disque en train de s’en prendre plein la figure suffit à prévenir le cerveau : « et là haut, tu peux faire un truc » ? le cerveau va chercher dans la boite à truc qu’est ce qu’il peut faire ?
Et là, impossible de remettre la main sur la réponse adaptée, parce que il y a un interdit sur cette réponse, un verrou de sûreté.. celui que les parents et les éducateurs ont aidé avec tout leur amour à poser sur les circuits « vie collective, adaptation au système » dans la sous catégorie « politesse ». …. Le verrou c’est : « ça ne se fait pas » , décliné pendant l’enfance en « tiens toi BIEN … ! ».
l’enfant a toujours du mal avec ça, parce que le BIEN du "tiens toi" n'est pas facile à définir et provoque des incohérences avec le domaine des ressentis : tiens toi bien devrait signifier : prends la pose dans laquelle TU TE SENS à l'aise??? Donc si j’ai mal c’est pas bien… ? demande l'enfant à sa mère .
Pas du tout chéri, plus t’as mal plus ça te fait du bien… faut souffrir pour être beau , mince, poli, bronzé musclé élégant riche en bonne santé la langue musclée et le nez qui coule pas .....
Bref, faut souffrir….
Finalement politesse rime avec mépris du corps … !? Nous revoilà en plein délire catho….
souffrons en silence, les petits gars le paradis est au bout . Amalgame , confusion, manque de discernement manque de réflexion, tous ces manques sont tricotés par une pensée qui fait passer le corps après tout le reste.. et encore….. !
Résultat ..
On se fabrique tous des sciatiques à tour de bras et de talons haut dans les supermarchés qui par dessus le marché vous lessivent le cortex en vomissant des horreurs d'objets alignés que le système se permet de vous fourguer en musique , ouiiiiiiiii parce qu’en plus la musique de supermarché , bonjour ! C’est la marche militaire des cerveaux transparents du consommateur qui peut trotter au pas au pas dans les allées du Super Marché Mondial …
Je me suis accroupie dans la queue finalement , pour soulager mes lombaires, et ma nausée existentielle, la caissière avait buggé, ça pouvait durer encore longtemps . Accroupie, j'étais bien: j’entendais plus la musique , et j'avais un nouveau regard sur l'humain, le visage au ras des « panars » de mes concitoyens de queue…..
Mais là Omar m’a vue, Omar c’est le vigile sympa qui prend encore son job à cœur: il rappliqué, il a viré tout le monde : la petite dame vous voyez pas qu’elle va pas bien…. Allez , laissez la passer, elle a presque rien dans son sac, allez venez (il me prend le bras ), pardon monsieur, allez ça va passer ma petite dame , … vous allez pouvoir respirer
Dans la queue , ça grommelle en sourdine, je crois entendre elle peut pas être enceinte, je suis rouge de honte, j’ai pas dit un mot , "c’est la ménopause me dit la caissière (qui n’avait guère plus de 23 balais..) ma mère aussi elle pouvait plus rester debout tellement elle avait des chaleurs…"
Je suis retournée me coucher.
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